Alexa's Podcast - Episode 14

Posted by Adam on 15th Jun 2018 in Podcasts

Ladybird1

In this podcast episode, Alexa and Sarah discuss the movie Lady Bird.

Learn French With Alexa Podcast Ep14

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Show Notes

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Alexa : Bonjour et bienvenue à notre podcast, aujourd'hui j'ai encore l'honneur d'accueillir Sarah avec moi, notre film correspondante. 

Sarah : Salut, Bonjour Alexa, comment vas-tu? 

Alexa : Ça va. Alors, quand je t'ai appelée, je t'ai dit, il faut qu'on parle d'un film, qu'est-ce que t'as vu dernièrement? Et tu m'as dit "j'ai vu Lady Bird". 

Sarah : Oui, voilà on a vu Lady Bird toutes les deux. 

Alexa: Moi, j'ai vu Lady Bird un petit peu avant toi et je me suis dit OK on va en parler parce que c'est un film que j'ai vraiment aimé mais je voulais avoir en fait l'opinion de quelqu'un d'autre. Alors pour récapituler 'Lady Bird' est un film qui est sorti en février 2018, qui a été réalisé par Greta Gerwig et puis qui a été nommé au Golden Globe awards for best motion picture. C'est avec Saoirse Ronan et Timothée Chalamet. Et puis surtout une femme une actrice absolument extraordinaire Laurie Metcalf que j'adore. Dis-moi, raconte moi, c'est une histoire sur cette jeune, jeune femme américaine mais qui va à l'école dans une école catholique avec nonnes, les petites sœurs. 

Sarah : La raison étant qu'ils n'ont pas l'argent pour qu'elle aille ailleurs, je crois que le réseau catholique aux Etats-Unis offre une scolarité d'une certaine qualité, soit à un prix, soit gratuitement je ne sais pas, je ne me suis pas renseignée depuis mais j'ai trouvé ça intéressant parce que du coup, en fait, ça oblige les gens qui ne sont pas riches, qui ont des petits moyens a finalement à avoir une éducation catholique. 

Alexa : j'allais dire bonne éducation, bon tout est relatif. Mais voilà donc je ne vais pas pousser trop loin juste au cas où. 

Sarah : Ils vont chercher les moutons et ramasse les pauvres brebis égarées. 

Alexa : Moi, ce que j'ai réalisé et ce que je ne savais pas quand je regarde les films... 

Sarah : Ben moi, c'est mon opinion personnelle. Mieux vaut une bonne éducation catholique que pas d'éducation du tout, je ne sais pas, je ne sais pas, c'est compliqué. 

Alexa : Quand je regarde les films en Amérique je pense 'High School musical' les films, les écoles, les lycées, les écoles secondaires américaines avec les casiers sur les côtés. Tout le monde est super cool. 

Sarah : Ah oui oui, des trucs bien polis, bien peaufinés propre qu'on ne sert qu'au cinéma. 

Alexa : Avec les 'pom pom girls. 

Sarah : Oui bon, c'est du 'cinoch'* quoi.  *cinéma

Alexa : Avec les jeunes beaux mecs qui jouent au rugby, au football et qui sont tous romantiques. C'est l'idée que j'ai de l'Amérique et des écoles secondaires. Avoir une idée plus réaliste que Lady Bird et qui, entre autres, c'est coccinelle en français. Lady Bird.. 

Sarah :  Qui casse les tabous. 

Alexa : Au Lady Bird ou Lady Bird ou la femme oiseau ou Lady Bird la coccinelle. Je ne sais pas c'est Lady Bird, qui tout à coup te présente une école secondaire catholique en Amérique. J'étais un peu ... quoi? surprise par ça maintenant est ce que tu as aimé le film? Dis-moi. 

Sarah : Oui j'ai aimé le film mais je l'ai trouvé très dur et j'étais très étonnée de moi-même en me disant que, ce que j'ai trouvé le plus dur c'est justement la dureté de cette mère envers sa fille. Et ça vient peut-être du fait que j'ai une certaine résonance tout de même. Et je trouve que c'est vraiment l'histoire de ces deux femmes finalement et donc au départ on se met à la place de la jeune fille et on se dit "Mon Dieu quelle mère abominable, comment peut on grandir en étant serein et en étant bien avec ce genre de critique constante et permanente de manque de chaleur, vraiment aucune chaleur. 

Alexa : Elle a plus de chaleur de son père, son père lui apporte beaucoup plus de chaleur. 

Sarah : Oui, oui la chaleur lui vient du père, du père dépressif. Donc bon c'est compliqué tout de même à gérer la personne chaleureuse c'est la personne dépressive. Et c'est là que tout d'un coup on comprend la mère on se dit que finalement c'est une femme d'un certain âge qui est, qui est excédée qui est beaucoup trop fatiguée à qui on demande beaucoup trop. Qui a énormément de frustration, autant économique que du point de vue, sans doute, des attentes qu'elle avait de la vie aussi la maladie de son mari. Et puis bon ben elle a des enfants tout de même aussi. Et puis on montre que par contraste dans son travail en fait elle est très à l'écoute des autres et finalement c'est une femme qui ne fait que donner. 

Alexa : Elle est infirmière c'est ça? 

Sarah : Elle est conseillère, psychologue? je ne sais pas trop ce qu'elle fait en fait. Pas exactement mais certainement, c'est le milieu médical. Et finalement cette femme qui ne fait que donner et à qui on ne donne rien à qui on ne donne rien. Donc on comprend alors sa réalité à elle aussi. Et puis du coup on ne peut plus lui en vouloir. Elle tient tout à bout de bras. Elle porte la famille, le travail. Elle est obligée de travailler. Elle fait deux emplois ne fusse que pour nouer les fins de mois donc c'est vrai que voilà, c'est, c'est compliqué. 

Alexa : Alors moi, je ne lui en veux pas du tout à cette mère parce que je sais que au fond, elle aime sa fille et c'est seulement la fille qui va découvrir ça à mon avis dans quelques années que elle a été aimée, que en fait, ce n'était pas si dur après tout quelle qu'elle a eu le soutien de ses parents. Mais la scène la plus triste pour moi c'était la scène auu départ de l'aéroport, je ne sais pas si tu te souviens. 

Sarah : Quand elle cherche à se garer? Et qu'elle est paniquée. 

Alexa : Mais, il n'y a même pas de 'au revoir' quoi, elle sort de la voiture et puis c'est tout. C'est tout. Y'a pas de 'Ok, bon, bye' et c'est triste pour les deux parce qu'elles sont déchirées. 

Sarah : Oui oui, tout à fait. 

Alexa : Elles sont déchirées. 

Sarah : Tout à fait et c'est là que je moi je trouve que personnellement qu'un adulte s'il ne veut pas répéter les erreurs et s'il veut pouvoir protéger une jeune personne de peut-être d'un grand chagrin qui l'attend dans une vie plus tard, doit être adulte, doit se positionner en tant qu'adulte et trouver la ressource de la force quelque part d'être d'être présent dans cette chaleur ou d'être présent et chaleureux. Mais évidemment bon le fait est que cette femme est complètement dépassée, elle a beaucoup trop à faire elle est trop chargée et donc qu'elle ne peut plus être bien. 

Alexa : Mais j'adore, elle est dure dans son visage très dure. Elle est extraordinaire cette actrice, j'adore. 

Sarah : Une très bonne actrice, oui, oui. 

Alexa : La mère autant que la fille. Absolument. Il y a 'l'apparence', l'apparence, 'appeareance' je ne sais même pas comme on dit ça en français de Timothée Chalamet, Chamalet, je ne sais plus au passage que j'adore. C'est un jeune acteur et je l'ai vu dans 'Call me by your name'. 

Sarah : Quel rôle tenait-il? parce que... 

Alexa : Le deuxième boyfriend, le deuxième petit ami, le premier qui s'avère être gai. Homosexuel. Alors ce n'est pas sa chance. 

Sarah : Non, non. Mais J'ai trouvé, justement moi j'ai trouvé que comme départ dans l'affection c'était bien parce que c'était tendre et c'était très affectueux. C'était très romantique finalement. Oui effectivement avec lui il ne pouvait s'agir que d'un amour platonique. Bon voilà mais bon. Et puis finalement ça mène à une bonne amitié et une amitié très forte aussi. Il continue de soutenir donc voilà ça c'est bien. Le deuxième, oui c'est vrai qu'il joue parfaitement le rôle d'un bourgeois à la dérive. Oui c'est vraiment le bourgeois à la dérive. Qui est déjà alors, qu'alors qu'il est si jeune si blasé. C'est tragique. 

Alexa : Oui en fait, elle a de future ni avec l'un ni avec l'autre. Donc elle le sait. Mais de toutes façons, je pense qu'elle le sait et ce que j'ai adoré aussi c'est que le film se passe en 2002. C'est-à-dire un an après les Twin Towers, les attentats terroristes et qu'il y a une telle anxiété. Donc cela montre l'anxiété qu'il y a après le 9/11 et donc c'est la raison pour laquelle Lady Bird arrive à avoir une place dans l'université qu'elle veut parce qu'il y a moins d'applicants, de postulants devrais-je dire. Je fais du franglais. Moins de postulants dans cette université et donc ça représente aussi dans quel état d'âme était l'Amérique en 2002. Donc c'est un 'post 9/11' et donc... 

Sarah : Qu'est-ce qu'on est contente pour elle. 

Alexa : Ben voilà. Elle a une chance. Elle a une chance énorme. c'est malheureux que ça soit arrivé comme ça mais quand même elle a une chance parce qu'il y avait beaucoup plus de places offertes, parce qu'il y avait de la place, parce que personne voulait aller vivre à New York après le 9/11 (les attentats). Donc il y a énormément de choses représentées dans ce film. J'ai beaucoup aimé et toi qu'est ce que tu penses. 

Sarah : Oui oui moi j'ai beaucoup aimé, j'ai beaucoup aimé, j'ai été touchée aussi par les débuts, des débuts de la vie sexuelle d'une jeune femme. Bon bien sûr je crois qu'en tant que femme, maintenant je ne sais pas si tout le monde est pareil mais on espère toujours que la jeune femme pourra commencer sa vie sexuelle de façon romantique. Et puis, très vite elle s'aperçoit que finalement euh non. Donc voilà, mais alors ce que j'aimais bien c'était ça en fait c'est que à aucun moment le romantisme ne l'emporte sur la réalité et que donc c'est vraiment très vrai. 

Alexa : Non c'est vrai. Absolument. Je crois que c'est pour ça que j'ai beaucoup aimé. En fait, il Y a tellement de choses vraies. 

Sarah : C'est vraiment une échappatoire, c'est pas dans le rêve. 

Alexa : Et puis, la mère n'en fait pas trop non plus dans son côté très stricte non. Je pense qu'elle, elle fait ce qu'elle peut. Elle fait ce qu'elle peut. Le père est complètement déphasé, détaché de la chose. Il fait ce qu'il peut aussi. 

Sarah : Mais oui tout à fait. Oui tout à fait. 

Alexa : Et puis, et c'est vrai qu'il n'y a pas de romantisme dans ce film. 

Sarah : C'est terre à terre, c'est très terre à terre. 

Alexa : Alors, il y a le côté 'wah', elle est un petit peu dans les nuages quand elle sort pour la première fois (Sarah: et c'est la dureté du quotidien de certains américains). De tout le monde. 

Sarah : Oui ben de tout le monde certainement mais en l'occurrence des Américains. Mais il y a aussi un autre chose qui m'avait, qui m'avait interpellée, c'est que on parle aussi de la difficulté de trouver de l'emploi dans l'âge. Et quand le fils obtient le poste pour lequel son père postulait (ah, c'est vrai que le frère) aussi. Donc en fait tous les deux s'étaient présentés pour obtenir un emploi ben il se fait que par hasard c'était le même emploi. Et c'est le fils qu'il l'obtient.

Alexa : Mais ça c'est le tournant de 2000. Les années zéro, les 'noughties' et je pense qu'il y a un gros 'shift', je ne sais pas comme on dit en français. 

Sarah : Ben y'a eu un gros changement. Voilà, c'est un point de non-retour voilà un tournant. 

Alexa : Les années 2000 c'est des années pour les jeunes. Et tout à coup ce père qui est 'middle age' et qui a peut être 50 ans, 55 ans ne peut plus retrouver un boulot et son fils arrive à avoir le même boulot pour lequel il a postulé. 

Sarah : Et ce qui est merveilleux, c'est que le père est content pour lui. 

Alexa : Oui oui. 

Sarah : Mais bon sa réalité n'est pas pour autant améliorée. Donc voilà. 

Alexa : Ok, Donc c'est tout. Si tu donnez une note sur 10 pour ce film. 

Sarah : je dirais 8. 

Alexa : 8? Moi aussi je crois que je peux dire 8 sur 10 pour Lady Bird, pour la femme oiseau ou la coccinelle, enfin si on le prend comme ça. Donc allez voir Lady Bird qui est sorti au cinéma en février. Et puis sinon regardez le sur d'autres moyens. Je vous le recommande. 

Sarah : J'aimais bien quand même le moment de tendresse. Désolée, rapidement. Quand elle console sa fille en l'emmenant faire des courses, des courses vêtements. 

Alexa : Ah des courses de vêtements. Oui oui c'est vrai, donc il y a un petit moment de tendresse, il y a de la tendresse. 

Sarah : Un petit peu quand même. 

Alexa : Un petit peu quand même. Non mais je t'en prie donc voilà c'est tout pour nous. Pour ce podcast sur le film. Et à bientôt, au revoir, bisou bisou.